• Un américain à Paris

    1985, 1990, 1997 et 2006 : Jordan s'est rendu à 4 reprises à Paris. En 1985, aux balbutiements d'un prodige inconnu des français. En 1990, pour la naissance du phénomène, qui déjà provoque des mouvements populaires invraissemblables. En 1997, en champion absolue. En 2006, dans le cadre d’une opération sportivo-marketing baptisée "Jordan Classic". Nous vous proposons aujourd'hui un retour sur ses 4 passages dans la capitale française. Flashback !

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  • -Keep Him still flying-

    A ce jour, 11 années nous séparent de la "vraie" retraite sportive de Jordan, ponctuée par ce shoot qui scellait le deuxième "Three-Peat" des Bulls sur huit saisons, et il est difficile d'affirmer que son éclat s'est terni. Notre blog, ses vidéos, ses vieux matchs et l'actualité que nous vous proposions chaque jour étaient autant de persistances rétiniennes pour tenter de prolonger sa légende au-delà du siècle qui l'a élu plus grand sportif américain de l'histoire.

    Aujourd'hui, pour des raisons techniques, nous ne sommes plus en mesure d'offrir la qualité de travail que nous nous sommes efforcés d'apporter depuis l'ouverture du blog en octobre 2009. Disons les choses clairement. Les textes, images et vidéos que nous avons mis en ligne 60 mois durant vont finir par disparaitre, engloutis dans les méandres de l'internet. On ne peut rien y faire. Le numérique à ceci de fascinant qu'il est un formidable outil de diffusion pouvant être réduit à néant en un instant.

    Tout ça ne doit pas vous empêcher de continuer à vivre votre passion et à entretenir la légende d'un sportif qui restera pendant encore des décennies le plus grand que le sport ait enfanté. Pour nos enfants et nos petits-enfants nous devons prolonger l'histoire. Nous leur devons au moins ça. MJ aussi le mérite, lui qui nous a fait tant rêver. Ce matin, nos pensées tiennent en quatre mots. "Keep Him still flying !"


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  • Michael Jordan a contribué à populariser le basket et la NBA à travers le monde durant les années 80 et 90 par sa façon personnelle de repousser les limites de son sport. En 15 saisons NBA, il est devenu l'incontestable plus grand joueur de tous les temps. Son non est marqué à tout jamais dans les livres des records. Malgré sa retraite, il jouit d'une notoriété chaque jour grandissante.

    Son nom et son numéro suffisent dorénavant pour rendre compte de sa grandeur et leur utilisation dans les paroles des morceaux de rap US sont un bonne indicateur de sa côte de  popularité. Les chiffres ne mentent jamais. Ce graphique le prouve. Il est tiré du site Rap Genius qui donne la possibilité d'analyser des milliers de paroles à partir d'un mot clé. Et l'on découvre que le terme "Michael Jordan" domine outrageusement la concurrence. Depuis 2008, la fréquence d'utilisation de son nom a encore augmenté. A l'exception de l'année 2006, lors de laquelle le Black Mamba lui avait volé la vedette - Kobe avait planté 81 points aux Raptors-, Jordan reste en tête de la catégorie depuis 10 ans.

    De son côté, le site bdon.org arrive aux mêmes résultats. Avec 447 citations, MJ confirme sa renommée inégalée. Il est suivi de Kobe Bryant (162 fois) et d'un autre retraité, Shaquille O'Neal, qui décroche la troisième place avec 156 citations.

    Voilà pour les chiffres. Mais concrètement ça donne quoi ? Comme pour tout, il y a du bon et du moins bon. L'excellent Niggas in Paris de Kanye West et Jay-Z avec leur "I'm liable to go Michael, take your pick Jackson, Tyson, Jordan, Game 6" ou le titre Michael Jordan "I used to want to be like Michael Jordan, Figure I would make the NBA and make me a fortune" de Kendrick Lamar restent des référence en la manière. Le phénomène est le même dans le rap français mais nous sommes un peu à la traine car nous n'avons pas trouvé de site de référencement de ce type. Néanmoins, le terme a souvent été employé. Ca a commencé il y a longtemps déjà. MC Solaar en pionnier, utilisait déjà le terme Michael Jordan au début des années 90.

    De la à penser que MJ se mette au rap, comme l'avait fait en son temps feu Tony P, il n'y a qu'un pas... qui serait celui de la consécration. Mais non, on plaisante !


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    “Other than my parents, no one had a bigger influence on my life than Coach Smith. He was more than a coach - he was my mentor, my teacher, my second father. Coach was always there for me whenever I needed him and I loved for it. In teaching me the game of basketball, he taught me about life. My heard goes out to Linnea and their kids. We've lost a great man who had an incredible impact on his players, his staff and the entire UNC family.
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    -- Michael Jordan


  • On s'attendait à une nouvelle victoire de l'équipe de La Relève et c'est finalement les joueurs de HoodMix qui ont remporté la onzième édition du Quai 54. Malgré ses 15 points d'avance à la mi-temps (24-39), l'équipe détentrice du titre n'aura donc pas réussi à réaliser le back-to-back. Au terme d'une seconde mi-temps disputée, Hoodmix, emmené par l'excellent Aomine, remporte donc son tout premier trophée de World Streetball Champion. Cette victoire finale, diffusée en live sur l'Equipe TV, aura donc permis de clôturer de la meilleure des manières un week-end ensoleillée placé sous le signe de la culture urbaine (les coulisses ici et ici) comme aime à le rappeler le patron du tournoi Hammadoun Sidibe.

    Au final, l'édition 2014 du Quai 54, placée sous l'égide de Jordan Brand et de Nike, aura été un véritable week-end d'hystérie collective au cours duquel on aura pu découvrir et apprécier un échantillon plus que représentatif de ce que la culture de la rue sait offrir de meilleur. Concours de danse, concours de dunk et chanteurs de rap sont dorénavant une habitude pour ceux qui ont pris l'habitude d'arpenter les travées du Quai 54 chaque dernier week-end de juin. Sauf que cette saison l'organisation a encore franchi un cap. Car réunir l'espace de deux jours trois pointures du rap américains (Mobb DeepTyga et French Montana) et la crème des dunkers de la planète (Guy Dupuis, Justin Darlington, Porter Maberry, Rafael Lipinsky et Chris Staples) c'est fort. Mais tout ça aurait-il eu la même saveur sans les 2 énormes guests que sont Scottie Pippen et Carmelo Anthony. Ne cachons pas notre plaisir, les quelques milliers de parisiens qui ont cramés deux jours durant sous le soleil de la capitale ont eu la chance d'approcher deux légendes du basket américains et ça cela n'a pas de prix.

    Ces quelques satisfécits ne doivent pas nous faire oublier que le tournoi doit encore s'améliorer sur certains points. Les problèmes de micros de Kaaris étaient sans doute un mal pour un bien mais on peut tout de même s'interroger sur les raisons de la présence d'un déplorable mégalo sur un évènement de ce type. Depuis 2012, l'organisation tente de remettre le basket au cœur de l'évènement mais pourquoi dans ce cas ne pas présenter, ou si peu, les équipes, joueurs et forces en présence. Aussi jovial soit-il, Duke Tshomba n'avait pas le droit de commenter les matchs à coups de "Ahiiiee". Ou alors si, mais en présence d'un Jamil Rouissi. Certaines animations sentent dorénavant le réchauffé. Le manque d’enthousiasme de Mokobe est à ce titre révélateur de la nécessité de repenser les interactions avec le public.

    Ne vous méprenez pas. L'édition 2014 du Quai 54 a été un véritable succès (recap ici et ici). Mais ce qui rend ce tournoi si incomparable c'est cette association inédite entre les joueurs, le public et les animateurs. C'est à ça qu'Hammadoun Sidibe doit l'évolution et le succès jamais démenti de ce tournoi parmi les plus prisés de la planète. On sait le jeune homme suffisamment intelligent pour tenir compte de ces quelques conseils. Car le Quai 54 est et doit rester "the new Rucker Park to the rest of the world" (Carmelo Anthony).


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