• "This is the new Rucker Park to the rest of the world"...

    On s'attendait à une nouvelle victoire de l'équipe de La Relève et c'est finalement les joueurs de HoodMix qui ont remporté la onzième édition du Quai 54. Malgré ses 15 points d'avance à la mi-temps (24-39), l'équipe détentrice du titre n'aura donc pas réussi à réaliser le back-to-back. Au terme d'une seconde mi-temps disputée, Hoodmix, emmené par l'excellent Aomine, remporte donc son tout premier trophée de World Streetball Champion. Cette victoire finale, diffusée en live sur l'Equipe TV, aura donc permis de clôturer de la meilleure des manières un week-end ensoleillée placé sous le signe de la culture urbaine (les coulisses ici et ici) comme aime à le rappeler le patron du tournoi Hammadoun Sidibe.

    Au final, l'édition 2014 du Quai 54, placée sous l'égide de Jordan Brand et de Nike, aura été un véritable week-end d'hystérie collective au cours duquel on aura pu découvrir et apprécier un échantillon plus que représentatif de ce que la culture de la rue sait offrir de meilleur. Concours de danse, concours de dunk et chanteurs de rap sont dorénavant une habitude pour ceux qui ont pris l'habitude d'arpenter les travées du Quai 54 chaque dernier week-end de juin. Sauf que cette saison l'organisation a encore franchi un cap. Car réunir l'espace de deux jours trois pointures du rap américains (Mobb DeepTyga et French Montana) et la crème des dunkers de la planète (Guy Dupuis, Justin Darlington, Porter Maberry, Rafael Lipinsky et Chris Staples) c'est fort. Mais tout ça aurait-il eu la même saveur sans les 2 énormes guests que sont Scottie Pippen et Carmelo Anthony. Ne cachons pas notre plaisir, les quelques milliers de parisiens qui ont cramés deux jours durant sous le soleil de la capitale ont eu la chance d'approcher deux légendes du basket américains et ça cela n'a pas de prix.

    Ces quelques satisfécits ne doivent pas nous faire oublier que le tournoi doit encore s'améliorer sur certains points. Les problèmes de micros de Kaaris étaient sans doute un mal pour un bien mais on peut tout de même s'interroger sur les raisons de la présence d'un déplorable mégalo sur un évènement de ce type. Depuis 2012, l'organisation tente de remettre le basket au cœur de l'évènement mais pourquoi dans ce cas ne pas présenter, ou si peu, les équipes, joueurs et forces en présence. Aussi jovial soit-il, Duke Tshomba n'avait pas le droit de commenter les matchs à coups de "Ahiiiee". Ou alors si, mais en présence d'un Jamil Rouissi. Certaines animations sentent dorénavant le réchauffé. Le manque d’enthousiasme de Mokobe est à ce titre révélateur de la nécessité de repenser les interactions avec le public.

    Ne vous méprenez pas. L'édition 2014 du Quai 54 a été un véritable succès (recap ici et ici). Mais ce qui rend ce tournoi si incomparable c'est cette association inédite entre les joueurs, le public et les animateurs. C'est à ça qu'Hammadoun Sidibe doit l'évolution et le succès jamais démenti de ce tournoi parmi les plus prisés de la planète. On sait le jeune homme suffisamment intelligent pour tenir compte de ces quelques conseils. Car le Quai 54 est et doit rester "the new Rucker Park to the rest of the world" (Carmelo Anthony).


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