• Le Jumpman, que Blake Griffin a superbement reproduit quelques minutes avant le coup d'envoi de la rencontre face à Miami le 14 novembre 2012, est un des logos les plus connus au monde. Ce blason de la marque Jordan a à ce point pénétré notre quotidien qu'on en oublie presque de s'interroger sur ses origines. Certes, il représente un Jordan en extension sur le point d'écraser le cuire dans le cercle. Ca tout le monde le sait. Et pas mal d'entre nous ne sont pas non plus sans ignorer que cet emblème a fait sa toute première apparition sur une paire de pompe en 1988. Il s'agissait de la Air Jordan III que le dorénavant célèbre Tinker Hatfield, designer de folie mais que personne ne connaissait à l'époque, eu l'idée géniale d'imaginer. OK, mais ça ne nous dit pas d'où provient ce logo reconnaissable parmi tant d'autres ?

    Et bien c'est Nike qui eu l'idée d'imaginer ce logo pour la gamme de pro-models de celui qu'on surnomme alors "MONEY". La Air Jordan I était siglée Nike et possédait déjà son logo, le WINGS. Mais l'année suivante, Bruce Kilgore décide de prendre ses distances avec la marque au swoosh. A la surprise générale, la Air Jordan II n’arbore plus aucun signe de reconnaissance à l'exception des 4 lettres  NIKE et des WINGS. Exit le swoosh. On se dit alors que le ballon de basket entouré des deux ailes va devenir le logo officiel des chaussures Jordan. Sauf que la marque se cherche et compte bien créer la surprise pour la sortie du troisième opus de la gamme. Peter Moore est ainsi chargé d'imaginer un logo pour la signature shoe du jeune joueur de Chicago (il sera aussi chargé de dessiner à la Air Jordan III avant de passer à la main au cours du processus de création à Tinker Hatfield). Le logo Jumpman fait donc son apparition sur la Air Jordan III. Moore s'est inspiré d'une photo de MJ publié dans magazine Life à l'occasion des JO de Los Angeles. N'en possédant pas les droits, il décide donc de récréer la scène en studio. His Airness, en uniforme des Bulls et AJ I aux pieds, est immortalisé en l'air comme s'il allait dunker. Dans une interview pour Hoop Magazine de 1997, l'intéressé confirmera que l'idée première n'était pas de mimer un dunk mais de se suspendre en l'air tel un danseur étoile. Moore reprend donc ce cliché, qui figurait déjà sur les étiquettes des Air Jordan I, pour en faire le logo officiel de gamme Jordan. Le Jumpman est né. Il sera conservé sur l'ensemble des 23 premiers modèles de la gamme, à l'exception de la Air Jordan VIII qui en arborera une version revue et corrigée inspirée du symbole "Peace and Love".

    La marque Jordan en a depuis proposé plusieurs variantes, mais sans jamais touché à l'essence même de ce signe de reconnaissance devenu un must en moins de trois décennies.


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    “Seuls Jésus et Michael Jordan sont parfaits.
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    -- Metta World Peace


  • On ne présente plus Tinker Hatfield, designer de génie et accessoirement en charge des projets spéciaux chez Nike. Ce type génial, qui est entré tout récemment dans le top 100 des plus grands designers de sa génération, a imaginé quelques unes des plus belles paires de l'histoire de la sneaker. Hatfield est connu et reconnu, mais jamais on ne se lasse de le lire. Sa toute dernière interview, il l'a réservée à nos confrères de designboom. Et on y apprend que les trois plus beaux projets sur lesquels il s'est penché sont la Air Max 1 (1987), on s'en serait douté, la Nike Air Huarache (1993), et la Air Jordan XI (1995). Ce classement ne nous étonne qu'à moitié. Et si on nous avait demandé la même chose, on n'aurait pas été loin de proposer le même podium tant ces trois modèles on marqué leurs générations. L'interview est à lire dans son intégralité ici. C'est captivant.


  • Just For Kicks

    Après un an d'absence, le célèbre tournoi de basket du Quai 54 fera son grand retour sur la scène parisienne. Et n'ayons pas peu des mots, cette onzième édition devrait être un grand millésime. Ses organisateurs, échaudés par une édition 2011 mi-figure mi-raison (entrée payante, absence de Mokobe, show case de Wiz Klahifa décevant) et pas une édition 2012 qu'ils ont été contraints d'annuler, ont prévus du très très lourd.

    Pour l'instant on ne vous dit rien, mais réservez dès à présent votre week-end du 20 et 21 juin prochain. Quant bien même les capacités d'accueil devraient encore être augmentées, il n'y aura malheureusement pas de places pour tout le monde. Car l'entrée pour le tournoi sera de nouveau gratuite. Vous êtes prévenus, seuls les lèves tôt pourront participer au show ! On en reparle très bientôt.


  • Vidéos

    A l’occasion de cette édition 1987 du Slam Dunk Contest, Spud Webb est blessé au genou. Le tenant du titre ne peut donc pas participer au Contest et défendre son trophée. Pour la troisième fois de suite, malgré un 360° une nouvelle fois impeccable, le damné Terence Stansbury finit troisième.

    En finale, la star montante de la ligue rencontre Jerôme Kersey. Pour battre Jordan, Kersey n’a que sa force de mammouth à présenter, des dunks ravageurs et des abdominaux à faire pâlir Schwartzy. Mais face à la félinité de Michael, ses facultés aériennes et son aptitude à décrocher les étoiles, le joueur de Portland ne peut pas rivaliser. En finale, Michael fait le coup du docteur. Il prend appel de derrière la ligne de lancer-francs (mordant légèrement), s’envole et dunke. Phénoménal ! Lors de son dernier essai, il revêt sa combinaison s’astronaute, s’élance de la ligne de touche à gauche, et décolle au niveau de la raquette. Le temps s’arrête, il vole à l’horizontale et écrase la balle dans le filet. Monumental ! 

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