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    Reggie Miller était un fou génial, un joueur sensible mais brillant, capable de pousser son talent et la patience de ses adversaires à des niveaux jamais atteints jusqu'alors. S'il est un joueur en particulier que Reggie Miller aimait provoquer par dessus tout, c'est bien Michael Jordan himself dont il avouera quelques années plus tard dans un reportage de NBA TV l'avoir jalousé au plus haut point pour tout ce qu'il avait remporté au cours de sa carrière. Le point d'orgue de cette rivalité entre l'ancien Pacers et le plus grand joueur de l'histoire fut cette soirée de février 1993 lors de laquelle les deux joueurs en vinrent aux mains et qui fit craindre le pire si les coéquipiers des deux équipes n'étaient pas intervenus à temps pour séparer les deux protagonistes.

    His Airness ne s'exprima jamais sur cet accrochage jusqu'à cette interview qu'il donna pour le magazine américain Jet en 1998 et qui en dit long sur la haine qu'il éprouvait alors encore à l'encontre de l'ancien joueur d'Indiana. Cinq ans après les faits, voici ce que Jordan pensait de encore de cet incident : "It's like chicken-fighting with a woman. His game is all this flopping type thing. He weighs only 195 pounds, so you have to be careful. Don't touch him, or it's a foul. On offense I use my 215 pounds and just move him out. But he has his hands on you all the time, like a woman holding your waist. I just want to beat his hands off becausee it's illegal. it irritates me". Voici qui a le mérite d'être clair, ces deux là ne seront jamais amis.


  • Chicago Bulls vs. Detroit Pistons - 29 mai 1989 - Conf. Finals Game 4

    Trois ans après un "cross-over" et un panier mortel que l'on croyait gravés pour l'éternité en finale NBA face à Utah, l'ex-diamant des Chicago Bulls est revenu. Un deuxième come-back. Un rabe de carrière. Une folle envie de sentir la moiteur des vestiaires, de respirer encore l'odeur du cuire, de revoir ces visages, ces yeux, ces mains qui s'illuminent, qui dansent et qui rêvent à chacun de ses pas. Michael Jordan, l'homme aux six titres NBA, aux 30 651 points en saison régulière, dix fois meilleur marqueur du plus grand championnat du monde, cinq fois meilleur joueur de la saison, deux fois champion olympique avec les USA, savait qu'il ne dévasterait pas tout sur son passage.

    Un soir de novembre 2001, Jordan avait inscrit 30 points sur le parquet du finaliste 2001, Philadelphie. Les Wizards s'étaient imposés à la surprise générale. Pourtant, depuis un mois, Michael Jordan était là, David Stern s'en félicitait, mais il ne planait plus. Les posters avaient un peu jauni. His Airness bataillait désormais comme un joueur de périphérie pour décrocher une petite timbale, un brin de succès. Dans ses yeux, cette force terrible, résolue et certaine, s'était évanouie.

    Pourtant, à chacune de ses sorties, c'était Moise qui fendait l'eau, c'était Dieu qui multipliait les rêves. Les jeunes se cachaient pour admirer en coin le héros en cafetan. La gloire avait peut être sillonné de ses illustres rides le visage de ce Grand Cavalier, mais Michael Jordan restait un basketteur hors du temps. Bien sûr, il y eut les blessures, une tendinite au genou qui s'invite au bal et lui casse les pieds, un temps assassin et qui consume. La saison de Jordan s'arrêta un 2 avril, face aux Los Angeles Lakers de son ancien maître à jouer, Phil Jackson, contre le nouvel exterminator du basket US, Shaquille O'Neal, dont la domination tout en férocité est peut être encore plus implacable que ne l'était la sienne, brodée et tout en finesse.

    L'horloge ne fit que 60 tours. Soixante matches, vingt-deux abandons, lui qui n'avait manqué que sept rencontres sur ses dix dernières saisons pleines ! Mais son passage fit briller les yeux et tinter les caisses. Car, dans son monde, Jordan est un dieu et chaque salle le bénit.

    Aux sceptiques qui ont cru qu'ils ne pouvaient rabioter à leur compte le destin de Jordan, en avisant la population en pâmoison que l'homme n'avait plus sa place dans ce nouveau concert, il a répondu avec son coeur, en portant une écurie brinquebalante, les Washington Wizards, aux portes des playoffs à la fin du mois de février, avant une opération au genou. Aux malintentionnés qui ont vu dans ce retour un autre juteux business, il a répondu avec la loi et sur l'autel d'un talent qui distillera toujours ses petites graines. Le 29 décembre 2001, deux mois avant son 39ème anniversaire, il inscrivit encore 51 points contre Charlotte. Et même si sa saison s'arrêta en chemin, MJ quitta les parquets, miné de douleur et de tristesse, au neuvième rang des meilleurs marqueurs NBA, avec 22,9 points par match et laissa Washington à 34 victoires, soit quinze de plus que le total des Wizards sur toute la saison passée.

    Alors, on doute que ce compétiteur ait envie de quitter définitivement la scène sur douze minutes pathétiques, gangrenées par le mal, face à Los Angeles ce fameux 2 avril. Le pire quart-temps de toute sa carrière. Douze minutes, 2 points et un public qui avait presque honte de voir mourir le héros. "Il a voulu se bagarrer mais il ne pouvait pas" expliquera, la voix pleine d'émotion, Phil Jackson après ce match. Mais le mythe est ineffaçable, la légende impérissable. Michael mérite une autre sortie. "Je ne sais pas encore si je jouerai l'an prochain. Ma santé primera. Cela sera une décision de dernière minute. Je ne veux pas affronter la douleur comme cette saison. Je veux être sûr de pouvoir jouer une saison complète". Les cieux lui doivent bien un dernier envol ...

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  • Just For Kicks

    Habituellement présentée lors de la trêve du All-Star Game NBA, la toute nouvelle Air Jordan sera finalement dévoilée avec plus de 2 mois de retard. Quant bien même la filiale de Nike a tenté de se défendre de tout retard en expliquant qu'il s'agissait d'une décision marketing, histoire de faire coincider la sortie de son modèle phare avec le début des playoffs.

    Une chose est certaine, c'est bien demain que la toute nouvelle Air Jordan XX9 sera présentée à la presse. Pour une fois, la marque au Jumpman a su garder le secret le plus total et personne ne sait véritablement à quoi s'attendre (à part ça peut être). La Air Jordan XX8 avait fait couler beaucoup d'encre. Qu'en sera-t-il de l'édition 2014 ? Get ready !  


  • Just For Kicks

    Les rééditions de Air Jordan XI sont toujours très attendues par les fans qui ont pris l'habitude d'en découvrir une nouvelle paire chaque dernier samedi de décembre précédent Noël. La demande est telle que certains en viennent aux mains. Le phénomène était apparu en 2011 avec la réédition de la "Concord". 2013 n'a pas échappé à la règle puisque la sortie de la "Gamma Blue" a fait l'objet d'actes de violence isolés parfois filmés et diffusés sur le net. En quelques heures seulement, ce nouveau colorway exclusif a été épuisé. La Air Jordan XI suscite la convoitise, c'est un fait. Toutes les enquêtes le prouvent : la AJ XI est le modèle le plus prisé de chez Jordan.

    La marque au Jumpman a beau condamner ces débordements, cela ne l'empêche pas pour autant de continuer à une commercialiser une nouvelle paire de AJ XI chaque année. Pour 2014, il semblerait que Jordan Brand soit décidé à rééditer la "Columbia". La kicks, commercialisée en 1996 puis rééditée en 2001, est totalement blanche à l'exception des logos et des écritures ainsi que de la semelle de type icy. La paire est sobre ou élégante, c'est au choix. Ce qui est certain par contre c'est qu'elle fera encore tourner les têtes et agitera les esprits des fans les plus inconditionnels. La filiale de chez Nike en tiendra-t-elle compte ? On l'espère, à moins que les coups de pubs qu'engendrent toute cette agitation ne soient préférés à la sécurité des consommateurs. C'est à la filiale de Nike d'en décider.


  • Chicago Bulls vs. San Antonio Spurs - 3 novembre 1997

    Cette année, les Bulls de Chicago n'ont pas fait le meilleur début de saison de leur histoire. Ils l'ont même démarré par une défaite en match d'ouverture. Qu'importe. Ils ont confirmé dès le lendemain (victoire de 20 points sur les Sixers) qu'ils étaient une équipe sur qui il fallait compter, une fois de plus. Car Chicago n'a pas fait de changement significatif dans son effectif lors de l'intersaison. Exit Bison Dele (ex. Brian Williams), Scott Burrel est la seule recrue notable. Le reste ne compte pas, ou si peu, car il n'aura qu'un impact très faible sur le déroulement d'une saison qui pourrait bien être la dernière de l'homme quintuple champion NBA. Pour le reste, Phil Jackson peut compter sur ses armes habituelles : MJ donc, mais aussi Pippen et Dennis. On ne parle même pas de Ron Harper, Tony Kukoc ou Steve Kerr que n'importe quel coach rêverait d'avoir dans son effectif.

    La rencontre de ce soir face aux Spurs (Robinson, Duncan, Elliott, Del Negro) est une bonne occasion de tester l'équipe, ses forces mais aussi ses faiblesses. Pour Jordan, cette confrontation face aux texans va surtout être l'opportunité de mesurer le temps qui passe et avec lui ses chances de gagner une nouvelle bague de Champion NBA.

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