• Chicago Bulls vs. Phoenix Suns - 18 juin 1993 - Finals Game 5

    Qui peut encore rivaliser avec les Bulls en ce milieu des années 90 ? Phoenix ! Les suns, qui ont fait venir Charles Barkley de Philadelphie, possèdent un effectif dense, talentueux, athlétique : une vraie machine à jouer un beau basket. Lors de la saison régulière, l'équipe de Paul Westphal surfe d'ailleurs sur les succès (62-20) pour conquérir l'avantage du terrain tout au long des playoffs.

    On se souvient de la suite : après trois tours laborieux au sein de la conférence ouest, les Suns retrouvent les Bulls en finale NBA. Ils perdent leurs deux premiers matchs sur le parquet de l'America West Arena. On croit l'affaire pliée. Mais Barkley et Kevin Johnson sonnent la révolte. Phoenix gagne le match 3, héroique : 129-121 après un triple overtime. La série semble relancée mais Chicago parvient à remporter le match suivant bien aidé il est vrai par les 55 points de son virtuose. Chicago semble maintenant se diriger tout droit vers le titre, à moins que Barkley and co. n'aient dit leur dernier mot. Réponse dans quelques minutes.

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  • Chicago Bulls vs. Boston Celtics - 14 novembre 1986

    Nous sommes au milieu des années 80. Le sport a trouvé son "Dieu". Il est noir, américain, basketteur, richissime, bon et beau à la fois. Il a pour nom Michael Jordan. Plus qu'un joueur, c'est un phénomène qui, pareil à l'aimant, attire à lui la ferveur, l'idolâtrie, l'amour et le respect des fans. Il a un surnom : "Air Jordan". Oui, car Jordan vole au dessus des paniers. Il n'a que 22 ans mais il domine la ligue avec une telle facilité qu'on en vient à se demander d'où lui vient ce talent qui éclate, si tôt, à la face du monde.

    Pour sa saison rookie, le jeune MJ a aligné des statistiques indécentes pour son âge : 28,2 points, 6,6 rebonds, 5,9 passes et 2,4 interceptions. Ce qui surprend, c'est son engagement en défense. Excellent attaquant, il n'a pas son pareil pour contenir les meilleurs joueurs adverses. Mais le rêve s'est vite transformé en cauchemar. Tout cela aurait en effet  été trop beau, si la blessure n'avait eu raison de son irrésistible ascension. Pour sa seconde saison professionnelle, MJ ne va en effet disputer que 18 petites rencontres. Insuffisant malgré tout pour altérer son talent et son goût de la compétition. Jordan va revenir. En ce mois de novembre 1986, le monde entier, jeunes et moins jeunes, a le regard tourné vers cette pépite issue de North Carolina. C'est la reprise du championnat. Et pour sa troisième saison, il ne va pas décevoir. Individuellement, il semble imbattable. Ses huit premiers matchs de la saison en sont la preuve. MJ tourne à 38 points de moyenne. Mais son premier vrai test de la saison a lieu le 21 novembre face à de New York, une équipe largement à sa portée. Le résultat ? Victoire des Bulls sur le score de 101 à 98. Certes, Chicago doit encore progresser. Mais le résultat est encourageant. MJ, lui, a déjà atteint le top niveau. En seulement 40 minutes, le numéro 23 des Bulls a passé 40 points aux Knicks. Les fans du Chicago Stadium n'en croient pas leurs yeux. Sa performance passe et repasse sur toutes les chaines de télévision. Car Jordan va toujours plus vite, plus faut. Plus tout. Jordan parait encore plus fort. Et le meilleur reste à venir.

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  • New York Knicks vs. Chicago Bulls - 8 nv 1984 - 1st Game in MSG

    Juin 1984, Chicago, avec un piteux record de 27 victoires et 55 défaites, vient d'hériter du troisième spot de la draft. La mode est aux grandes tiges. Houston et Portland seront les premiers à piocher dans le vivier. Les Rockets n'ont d'yeux que pour Akeem Olajuwon, talentueux pivot nigérian qu'ils rêvent d'associer à Ralph Sampson, pour bâtir la fameuse Twin Towers. Un fantasme. Portland, persuadé de détenir en Clyde Drexler et Jim Paxon une paire d'arrières irrésistibles, s'entiche d'un colosse au pied d'argile, un pivot nommé Sam Bowie. Le manager de Portland vient de laisser filer un astre qui leur était promis. Les Blazers ignorent encore que, ce 24 juin 1984, ils commettent la plus belle bourde de l'histoire.

    Jordan, qui a grandi dans le climat chaud de la Caroline du Nord, rêve du Texas et de son association possible avec ce fameux Ralph Sampson. Le jour de la Draft, il est retenu par le coach Bobby Knight, à Indianapolis dans le camp olympique de la sélection américaine, en vue du mégashow de Los Angeles 1984. Au quartier général des Bulls, les rumeurs de changement de propriétaires et d'un déménagement loin de Chicago minent les quelques membres du staff qui se sont rassemblés. Le choix de Jordan suscité une moue de satisfaction.

    Jordan va vite leur faire comprendre qu'ils ont toutes les raisons de se réjouir. Un premier titre olympique en poche, il rejoint sa nouvelle équipe. La surprise est énorme. Jordan a du talent, un talent exceptionnel même. A chaque minute, il déborde d'énergie. Prédateur en attaque, c'est un carnassier en défense. Ces bonnes impressions d'avant-saison vont vite laisser place à la confirmation de son exceptionnel potentiel. Du 26 octobre au 7 novembre, avec seulement six matchs prodessionnels à son compteur, MJ tourne à 23,5 points de moyenne. Inespéré. Et ce n'est qu'un début. Aujourd'hui, Jordan et les Bulls ont rendez-vous au Madison Square Garden de New York. Le jeune rookie va y écrire les premières lignes d'une belle histoire...

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  • Orlando Magic vs. Chicago Bulls - 7 mai 1995 - Conf. SF Game 1

    C'est le 19 mars 1995, et après un intermède professionnelle salutaire, que Michael Jordan retrouve le chemin des terrains. Nouveaux coéquipiers, nouvelle salle... les changements tant souhaités sont au rendez-vous pour le numéro 45 des Bulls. Le challenges aussi (Chicago a été éliminé de la course au titre lors de la saison 1994 par New York sur le score de 4 à 3).

    Pourtant, son retour n'est pas des plus simples. Il est attendu comme le Messie. Beaucoup de bagages sont pliés. Exit John Paxon, Horace Grant, Bill Cartwright, Stacey King et Scott Williams. Ces cinq là sont remplacés par Steve Kerr, Toni Kukoc, Luc Longley, Ron Harper et Jud Buechler. Le General Manager a choisi du gros calibre mais la mayonnaise n'a pas pris. A tel point qu'on en vient à se demander si le retour de Sa Majesté dans l'effectif suffira à améliorer les faibles 52% de victoires de l'équipe. Et pourtant oui. Sur les 14 dernières rencontres de la saison, Chicago ne perd qu'à deux reprises. D'à peine 50%, le pourcentage de victoires de l'équipe fait un bon en avant (85%) que seule l'arrivée de MJ peut expliquer. Le premier tour des playoffs (élimination des Hornets 3 à 1) vient confirmer le regain de forme de la franchise. Le retour de l'homme providentiel a redonné des espoirs à toute une ville. Mais attention, tout reste à faire. Le prochain adversaire des Bulls se nomme Orlando. Les floridiens ont en Shaquille O'Neal et Anfernee Hardaway deux phénomènes. Face à eux, le coach des Bulls n'a d'autre option à proposer que de remettre les clés du jeu à son joueur fétiche. Celui-ci manque pourtant encore cruellement de compétition. Jackson le sait mais il prend le risque.

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  • Boston Celtics vs. Chicago Bulls -22 mars 1995

    Michael Jordan est sans aucun doute le plus grand basketteur que l'Amérique ait engendré. Emerveillés, le monde du basket est supsendu à chacun des accélérations de Sa Majesté. Pourtant le 6 octobre 1993 c'est la stupeur. Au zénith de sa fabuleuse carrière, Jordan raccroche. Les adieux de son club sont déchirants, mais la star confesse trop de pression, manque de motivation, il a du mal à se remettre de la mort de son père assassiné par des voyous. L'émotion digérée, MJ s'apprete à prendre une retraite dorée. Coup de théatre le 18 mars 1995, 17 mois après sa retraite, 3 mots font l'effet d'une bombe. "I'm back", Michael est de retour. L'amérique retient son souffle et Chicago s'enflamme. Chicago où plus rien n'est comme avant. La statut errigée devant le stade revit. Jordan avait été enterré trop vite. Exit le numéro 23, Michael revient avec le numéro 45.

    Pour son premier match, Jordan et les Bulls se déplace à Indiana. MJ livre une prestation tout à fait honorable. Il se fent de 19 points, 6 rebonds, 6 passes et 3 interceptions. Trois jours plus tard, Chicago se retrouve opposé aux Celtics dans un Boston Garden émerveillé de savoir que Michael Jordan a mis fin à ses un an et demi d'abstinence. Boston n'a plus grand chose à voir avec l'écurie NBA qu'elle a été jusqu'à la fin des années 80. Bird, Parish, McHale et compagnie sont partie sous d'autres cieux. Les remplaçants se nomment Dee Brown, Sherman Douglas, Eric Montross, Dominique Wilkins et Dino Radja. De belles individualités, utiles pour construire l'avenir, mais insuffisantes pour retrouver les sommets de la ligue.

    Cette rencontre est donc l'occasion rêvée pour Jordan de tester son niveau de forme et le vérifier l'efficacité de son programme de remise en forme. En moins de 7 minutes de jeu, il a déjà scoré 15 points. Vite pénalisés par les fautes, il ne dispute que 10 minutes de match sur les seules deux premiers quart-temps. En seconde mi-temps, il remet ça. Le public voit évoluer sous ses yeux un joeur qui parait ne s'être jamais arrêté une seule saison. En seulement 26 minutes de temps de jeu, Jordan a scoré 27 points avec un joli 9 sur 17 points à deux points. Chicago remporte le match avec 17 points d'écarts (124 à 107). La phase de préparation du numéro 45 des Bulls a été courte mais visiblement très efficace. MJ is definitely back !

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  • Utah Jazz vs Chicago Bulls - 8 juin 1997 - Finals Game 4

    Toutes les bonnes choses ont une fin. Les Bulls l'ont appris à leur dépend car pour la toute première fois en finale, ils ont perdu leur premier déplacement à l'extérieur. Ni les Lakers, ni les Blazers, ni les Suns et ni même encore les Sonics n'avaient gagné de la sorte pour leur première rencontre à domicile. Le Jazz l'a fait, lors du game 3, ce qui en dit long sur la détermination des compères d'Utah, Malone et Stockton.

    Les joueurs de Jerry Sloan vont bien évidemment tenter de poursuivre leur série, ce soir, avec une quatrième manche qui se déroule une fois encore au Delta Center. Pour espérer l'emporter, les Bulls vont devoir être autrement plus fort, notamment dans la raquette. Dennis Rodman a été transparent los de la précédente rencontre (0 pts, 3 rbds). Ses coéquipiers commencent même à lui reprocher ses frasques à répétition persuadés qu'elles ont un impact direct sur ses performances. S'il ne se ressaisit pas, les champions en titre pourraient subir une nouvelle défaite. L'équipe d'Utah reviendrait alors à 2 manches partout et elle établirait ainsi un nouveau record des playoffs avec une série de dix victoires consécutives à domicile. Tout un programme !

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  • Chicago Bulls vs. Cleveland Cavaliers - 5 janvier 1991

    Rien ne va plus à Cleveland. La franchise, dont Chicago est devenue la bête noire, affiche des résultats en dents de scie depuis le début de la saison. A croire que ses éliminations successives face aux Bulls lors des playoffs '88 (3-2), '89 (3-2) et sa non qualification lors des phases finales '90, ont miné le moral de l'équipe. Même son célèbre coach, Lenny Wilkens, ne comprend plus les contre-performances de ses joueurs. N'importe lequel de ses confrères rêverait d'avoir dans son effectif des joueurs du calibre de Brad Daugherty, Larry Nance et Mark Price. A eux trois, ces joueurs cumulent six participations aux matchs des étoiles. Sans parler de la présence dans l'effectif de Greg Ehlo dont les sept années d'expérience sont un atout précieux.

    Les Cas auront du mal à passer l'hiver. Et quand bien même ils parviendraient à redresser la barre, ils savent qu'ils auront du mal à éviter les Bulls en play-offs. Ils s'y préparent déjà. Greg Ehlo, en habituel chien de garde de Michael Jordan, pourra apprécier les 41 points du maître face aux Celtics ou encore ses 42 points face au Warriors. Pas très rassurant.

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  • En progrès depuis deux ans, les Nets de New Jersey ont encore franchi un cap cette saison. Leur bilan au 17 mars est de 29 victoires pour 36 défaites, soit plus de succès que lors de toute la saison précédente (26v-56d). Mais l'équipe à un souci. Elle est difficile à manoeuvrer. Derrick Coleman a très mauvais caractère, et le regretté Drazen Petrovic n'a rien d'un ange non plus. Le dilemme de l'entraineur Bill Fitch, c'est que ces deux là sont des surdoués dont il ne peut bien évidemment pas se passer.

    Dans un bon jour, les Nets sont capables de tous les exploits. En témoigne leur victoire de 40 points (121 à 81) contre les Nuggets le 12 décembre dernier. Dans un mauvais jour, la seconde équipe new-yorkaise peut se voir infliger une rouste de la part de la plus minable des équipes de la ligue. Leur rencontre de ce soir ne sera pas une partie de plaisir. Ils accueillent en effet les Bulls, tout jeune champion NBA, et favoris pour le titre cette année encore. Coleman et Petrovic devront être bons et exemplaires. Sinon ? Sinon l'écart de points au coup de sifflet final risque d'être très important et bien entendu plutôt en faveur des Bulls.

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  • Chicago Bulls vs San Antonio SPurs - 13 novembre 1984

    Chicago a deux réputations : ses abattoirs et la légende du plus célèbre des gangsters, Al Capone. Les Bulls jouent dans un vieil antre, le Chicago Stadium, niché à proximité d'un des ghettos les plus dangereux de la ville. Depuis 1981, les 6365 spectateurs - assistance moyenne - férus de cette formation quelconque n'ont pas reniflé la moindre odeur de playoffs. En signant un contrat de sept ans à 6 millions de dollars, Jordan est un messie qui s'ignore. Dans une ligue dominée par l'auréole du duel Bird-Magic, les fans vont se découvrir un troisième pôle d'attraction : Michael "Air" Jordan.

    Ce qui frappe par dessus tout, c'est sa voracité à la marque. Sur les huit premiers matchs de la saison, MJ tourne à 25 points de moyenne. Il a déjà réalisé quelques jolis cartons dont ses 37 points face aux Bucks le 29 octobre et ses 33 points face aux Knicks le 8 novembre. Ce 13 novembre, le jeune Michael va réaliser l'impensable : 45 points, pour son seulement neuvième match au sein de l'effectif des Bulls. En face, les George Gervin et Artis Gilmore, qui pourtant en ont vu d'autres, sont stupéfaits. Cerise sur le gâteau, Chicago remporte sa septième victoire de la saison (pour seulement deux défaites). Avec l'arrivée de son numéro 23, la franchise moribonde de l'Illinois (27v-55d lors de la saison 1983-84) semble avoir réalisé l'affaire du siècle !

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  • Portland Trailblazers vs. Chicago Bulls - 23 novembre 1990

    Tout au long de leurs carrières, Michael Jordan et Clyde Drexler nous ont proposé une invraisemblable rivalité comme seule la NBA a su et sait encore nous en offrir. Les duels entre les deux joueurs, faits de hasard, de chance, de déconvenues et de coups du sort, ont souvent été en la défaveur d'un Drexler qui méritait sans aucun doute un peu plus que la reconnaissance de ses pairs.

    The Glyde savait en effet tout faire. Il avait un jeu athlétique et aérien, fait d'un-contre-un mais mâtiné d'une belle dose d'adresse à longue distance. Pourtant, il n'a pas eu la carrière aboutie que son talent présumait. Avant d'être champion, en 1995, avec les Houston Rockets de Hakeem Olajuwon, Drexler trainait une belle réputation de loser. Battu deux fois en finale universitaire avec Houston, en 1983 et 1984, l'ailier chuta ensuite deux fois en finale NBA. Contre les Detroit Pistons de Chuck Daly en 1990 puis contre les Chicago Bulls de Michael Jordan en 1992. Cette même année, le célèbre numéro 23, l'avait en plus précédé au classement du meilleur joueur (MVP). En plus d'avoir perdu le titre de champion et celui de MVP face à Jordan, l'ailier vécut très mal de se faire subtiliser le titre de meilleur joueur du All-Star Game par Magic Johnson, pour son grand retour à la compétition après l'annonce de sa séropositivité.

    Pour attester de cette rivalité, nous avons sélectionné ce match du début de saison 1991. Cette rencontre illustre bien l'esprit de compétition qui anime les deux joueurs en ce début des années 90. Si les deux franchises players terminent la rencontre avec des statistiques quasi identiques - 40 points, 8 rebonds, 7 passes, 3 interceptions et 1 contre pour Jordan, 38 points, 23 rebonds, 2 passes, 1 interception et 1 contre pour le Blazer - le sort de la rencontre tourne une fois encore à la faveur du Bull. Mais Drexler lui donne du fil à retordre à tel point que deux prolongations seront nécessaires pour départager les deux équipes. Jordan a donc pris le dessus comme il le fera une fois encore quelques mois plus tard lorsque Chicago remportera son second titre de champion NBA au nez et à la barbe d'un inconsolable Drexler. Toujours lui ! La vie est ainsi faite, même pour un sportif de haut niveau.

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  • Orlando Magic vs. Chicago Bulls - 10 mai 1995 - Conf. SF Game 2

    Nous sommes en 1995. Chicago a plutôt mal commencé ses demi-finales de la conférence Est. Lors de la première manche, Michael Jordan a été très décevant et très déçu. Il reste en effet 15 secondes à jouer - Chicago mène d'un petit point - lorsque Nick Anderson vole le ballon du match à Sa Majesté. Hardaway intercepte puis offre un dunk rageur et décisif avec un joli goût de revanche pour Horace Grant.

    Fort heureusement, Jordan réagit dès le second match. On ne sait pas si c'est d'abandonner son numéro 45 pour le symbolique numéro 23 qui lui redonne des ailes, mais il semble métamorphosé et rajeunit. Fini le Jordan maladroit et parfois timide au moment d'attaquer le cercle. MJ score 38 points et surtout il remporte son duel avec son pote Nick Anderson, celui-là même qui lui avait chipé la victoire lors de la manche précédente. Avec cette victoire 104 à 94, Chicago prend l'avantage du terrain. C'est maintenant à Orlando de réagir.

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  • Washington Bullets vs Chicago Bulls - 30 avril 97 - 1st Round Game 3

    Face à une équipe de Chicago qui a compris que son salut passait cette saison essentiellement par la défense, les joueurs de Washington ont toutes les chances de se faire tailler comme du petit bois dans ce game 3 du premier tour des playoffs. Il faut dire que ni Chris Webber ni Juwan Howard ne sont parvenus a empêché le naufrage de leur équipe jusque-là. Ce ne sont pas non plus les 2,31m de Gidza Muresan qui suffiront à prendre le dessus sur le secteur intérieur traditionnellement perfectible des Champions en titre.

    Les Bullets ont réalisé une excellente saison (44v-38d), mais elle pourrait s'arrêter ce soir. Les joueurs n'ont pas digéré leur courte défaite du game 2 (104 à 109). Les 55 points de Jordan leur ont fait très mal. Les joueurs de Jim Lynam savent que si ce n'est pas MJ qui leur assène le coup de grâce, la sanction pourrait alors venir de Pippen, de Rodman voir même de Ron Harper. Face à une telle armada, il est difficile d'entrevoir un avenir très radieux.

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  • Lors de ses premiers adieux, Jordan avouait "avoir perdu la motivation pour de nouveaux challenge". Parti pour mieux revenir, en début d'année 1996, Jordan II semble avoir largement dépassé Jordan I dans l'assouvissement. La parenthèse baseball d'un an, certains parleront de d'entracte régénérateur, l'a remis au niveau des faibles, y compris financièrement (112 000 dollars par an seulement, contre 35 millions en 1998). Mais elle lui a permis de retrouver son appétence maladive pour le jeu et le pouvoir, sous toutes leurs formes. Jordan, ou le talent au service de l'égo et de la soif de vaincre. Jusqu'à satiété.

    Au début des années 90, MJ était parti sur trois titres NBA (1991,1992,1993). Son numéro retiré et sa statue érigée, la salle des Bulls le rendait immortel. Pour ressusciter, Jordan doit dorénavant se réinventer mais aussi surpasser sa légende. Et c'est ce qu'il fait. En ce début d'années 1996, les experts sont unanimes : Jordan a changé son jeu. Les feintes et les shoots en reculant ont remplacé la grâce aérienne et les dunks chimériques. Côté résultats, c'est pas mal non plus. Après 33 journées de compétition, les Bulls n'ont perdu que trois malheureuses rencontres. Incontestablement, le dessein de Sa Majesté est en train de prendre une ampleur inégalée.

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  • Chicago Bulls vs. Utah Jazz - 10 juin 1998 - Finals Game 4

    Malgré ses 35 ans bien sonnés, Michael Jordan est bel et bien le maître incontesté du championnat. Le meilleur marqueur de la saison, dont on pensait qu'il allait peut être échoué dans ces Finals disputées face aux Jazz d'Utah, est en train de reprendre la main sur une série qui paraissait mal engagée. Battu en prolongation lors du match 1 (85-88), ses Bulls ont très vite redressé la barre à 2-1. Si le match 2 a été également très disputé (victoire 93-88), le game 3 a été une rencontre à sens unique et sans concession. Les joueurs de Phil Jackson l'ont emporté avec un écart de 42 points. Avec seulement 54 points au compteur, Utah a marqué l'un des plus faibles nombre de points de l'histoire des finales.

    Jordan et ses Bulls ont maintenant la mainmise sur ces Finals, sans doute les dernières de l'aire Jordan. Le meilleur joueur de l'histoire ne veut pas passer à côté. Une victoire face aux Jazz de Karl Malone porterait son total de titres à six. Un record dans une ligue qui n'a jamais été aussi compétitive.

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  • Milwaukee Bucks vs. Chicago Bulls - 24 avril 1985 - 1st Roun Game 3

    A sa première conférence de presse chez les Bulls, épié comme une bête curieuse, sapé comme un petit catéchiste, Jordan se soumet avec délectation aux questions des journalistes. Dompteur scénique naturel, il esquive toutes les embûches avant qu'un confrère facétieux ne lui demande un jugement sur ses futurs coéquipiers. Mike, après un regard furtif sur le roster, s'élance : "Je ne pense pas que nous allons rester invaincus cette saison et les suivantes". De Chicago, avant sa draft, il ne savait rien. Pas même connaissait-il le cinq de départ de l'équipe.

    Il va très vite apprendre à les connaître ses teammates au point de devenir, à seulement 21 ans, la locomotive de son équipe. Ses coéquipiers apprennent aussi à l'apprivoiser, souvent dans la douleur. Comme lors de ces séances d'entraînement au cours desquelles il arrive à Michael de désigner les prochaines "victimes" de la séance. Celui qui va ramasser une pluie de dunks et une orgie de feinte. Impressionnés, certains n'osent plus fréquenter les vestiaires. Dompté et subjugué, chaque Bull sait que le sacrifice est exigé pour ne plus être la risée de la ligue. Et ca paie. Chicago s'invite en playoffs au terme de la première saison du prodige. Ca ne leur était plus arrivé depuis 4 ans. Peu importe que les Bulls soient ratatinés par les Milwaukee Bucks en quatre matchs. L'arrivée d'un certain numéro 23 leur ouvre un avenir radieux. C'est bien le plus important.

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