• La voix du maître

    Il fallait entendre le silence autour de lui dans les vestiaires moites et souvent mouillés par la rumeur joyeuse du succès avant de l'entendre lui. MJ, lorsqu'il jouait au basket, parlait plutôt lentement en pesant le poids de chaque mot. Il parlait de cette voix ultra timbrée que personne ne pouvait oublier. Il chaloupait son discours, savait user de la langue de bois, se moquer de lui-même et plus souvent de ses interlocuteurs (les médias).

    La voix du numéro 23 des Bulls était un peu la musique de la victoire. Mais parfois sur les parquets d'entraînement, c'était la voix de la réprimande, de la moquerie, de l'insulte même. Jordan n'était pas tendre. C'était un tueur. Et sa voix de ténor jamais enroué collait toujours avec la force de son discours. Durant les matchs enfin, il lui arrivait de parler crû, de dire les mots qui fâchent. Mike savait "trasher". Et toujours cette voix.


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  • En l'espace de 10 ans, retraite oblige, Michael Jordan a pris du poids. Il est dorénavant très loin le temps où sa balance affichait un très modeste 90 kg. S'il y a autre chose chez lui qui n'a cessé de grandir depuis son retrait de la compétition, c'est son portefeuille. L'hebdomadaire américain Sports Illustrated nous apprend en effet que Sa Majesté Jordan gagnerait encore la bagatelle de 80 millions de dollars par an. Rien que ça ! Les trois-quarts de ses revenus correspondent aux royalties qu'il reçoit de la part de Nike sur les produits dérivés à son nom. Les 20 millions de revenus restants proviennent de contrats publicitaires qu'il a signé du temps de sa splendeur avec Gatorade, Hanes, Upper Deck, 2K Sports, Presbyterian Healthcare and Five Star Fragrances.

    Alors, que fait-il de tout cet argent ? Et bien, il en réinvestit une grande partie. Jordan détiendra bientôt une dizaine de restaurants dont le dernier à ouvert en septembre 2011 à New York. Il est aussi l'heureux propriétaire d'une concession automobile et d'une écurie de moto, la Michael Jordan Motorsports, une écurie professionnelle de superbike concourant en AMA Superbike Championship. Enfin, et ça tout le monde le sait, l'ancien numéro 23 des Chicago Bulls a placé quelques uns de ses deniers personnels dans les Charlotte Bobcats dont il est le propriétaire majoritaire depuis mars 2010. Tout ça pour dire que si Sa majesté n'est sans doute pas le genre de personnage qui est à plaindre, il reste malgré tout un entrepreneur qui ne se ménage pas. Goût du risque, leadership ? Sans doute. Une façon de relever de nouveaux des challenges ? Assurément !


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  • Depuis cinq ans, Jordan fait parti des marques les plus demandées dans le monde du basket. Ce sont surtout les modèles rétro de chaussures que Michael Jordan portait pendant sa carrière active qui jouissent d'une popularité inédite. Pour se renouveler, la marque au Jumpman doit en permanence imaginer de nouveaux coloris et de nouveaux matériaux pour un résultat parfois discutable. Nous sommes souvent émerveillés par la capacité de la marque à se réinventer. Mais il nous arrive également d'être déçu. Cela a été le cas lorsque nous avons découvert cette paire de Air Jordan XI que la marque commercialise depuis la semaine dernière. Sans aller jusqu'à parler de dégueulasserie comme certains de nos confrères, reconnaissons tout de même que nous n'avons pas été véritablement séduits. Si le concept de cette AJ XI Low "Tuxedo" est intéressant (les coloris de la "Concord" ont été intervertis), le résultat est loin de nous subjuguer. Néanmoins, il en faut pour tous les goûts. Que certains aiment ne nous étonnerait pas après tout. Tous les goûts sont dans la nature. Ce célèbre proverbe se vérifie également pour les sneakers de l'ancienne gloire des Bulls de Chicago.


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  • Les Air Jordan V "Grape" ont fait parti de ces chaussures les plus attendues du printemps. Si vous les avez loupées, ne soyez pas déçu. Au contraire ! Vous allez ainsi pouvoir mettre la main sur sa petite soeur, la "Black Grape". Pour le coup, il ne s'agit pas d'une énième réédition comme la marque au Jumpman en fait trop depuis quelques temps, mais d'un colorway totalement nouveau. Bien entendu on y retrouvera ce qui fait la force de la Air Jordan V : son bout rond, sa languette réfléchissante, sa semelle translucide, le fermoir à lacet et ce shape si caractéristique qui n'est pas sans rappeler le celui des avions Mustang de la seconde guerre mondiale. Tout ça pour dire que la Air Jordan "Grape" rétro 2013 c'était bien, mais la Air Jordan "Blake Grape" ça sera encore mieux. Pour les amateurs, sachez que la paire sera en vente le samedi 15 juin aux alentours de 9h00.


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  • Celebrities in Air Jordan

    Depuis 3 ans, tout le monde n'a que ce mot à la bouche cette chaussure au pied. Mais que peut donc procurer cette pompe à nos petits petons pour ainsi se voir porter à la moindre occasion ? Même les stars s'y sont mises. Jordan Brand l'a bien compris. Ces vedettes de l'entertainment sont du pain béni pour la marque. De véritables portes drapeau qui n'ont pas leur pareil pour déclencher le buzz à quelques jours de la sortie d'une nouvelle release. D'autant qu'offrir une paire à Rihanna ou Spike Lee coûte significativement moins cher à la griffe frappée du Jumpman qu'une campagne de pub en bon et due forme à plusieurs millions d'euros, avec au final un résultat souvent tout aussi efficace. Certaines célébrités, devenues expertes en la matière, sont même parvenues à décrocher un contrat avec JB afin de se produire, le précieux sésame aux pieds, lors d'évènements organisées par le célèbre équipementier (T-Pain, DJ Khaled, MC Lyte).

    D'autres font encore figure d'exceptions. Ce sont les fins connaisseurs de la marque, souvent également de vrais collectionneurs (Fat Joe, Fabolous, The Game). Enfin, il y a les personnalités qui ont fait de la mode l'un de leurs crédos à l'exemple de Kanye West qui portent à sa manière les Air Jordan, III ou VI et qui a su réconcilier la chaussure de sport et la mode comme personne auparavant. Il y a enfin Jean Rochefort dont on ne sait pas trop pourquoi il a des Jordan aux pieds. La tête d'affiche du film "Un éléphant ça trompe énormément" semble être un inconditionnel des chaussures de l'ancienne vedette des Chicago Bulls comme en témoigne les nombreuses photos circulant sur le net et montant l'acteur affublé d'une de ces paires qu'il chérie tant.

    Enfin bref ! Il est catégoriquement impossible de donner la liste de ces célébrités aficionados de Air Jordan. On s'est malgré tout laissé tenté par une séance de name dropping, alors c'est parti : Rihanna, Teyana Taylor, Fabolous, Fat Joe, Kanye West, Spike Lee, Kid Cudi, The Game, Victor Cruz, Ace Hood, Soulja Boy, Diddy, Drake, Nelly, Jay-Z,Wiz Khalifa ...

    A fait, un site internet en a fait sa spécialité. Ca s'appelle Celebkicks et cela se passe de commentaires.


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  • L'arrière des Bulls de Chicago, Nate Robinson, est un inconditionnel de sneakers. Facile, me direz-vous, de cumuler à l'envie les kicks lorsque qu'on gagne plusieurs millions de dollars à l'année et que les équipementiers vous livrent des paires de pompes par dizaine au gré de vos caprices. Sauf qu'on a coutume de dire 'Rock don't Stock", un dicton que Kryptonate applique à la lettre en portant chacun des modèles de sa collection. On l'a par exemple vu jouer aves des Air Yeezy 2 le 6 mars dernier face aux Spurs de Tony Parker. Culoté de la part de l'arrière des Bulls car les Yeezy sont catégorisées streetwear plus que compétition.

    Reste que la collab. entre Nike et Kanye West reste une exception. Le numéro 2 des Bulls a en effet une nette préférence pour les Jordans, tiens donc, au point d'en posséder plusieurs centaines de paires qu'il porte à tour de rôle lors de chacune des rencontres de la saison. Histoire de nous faire saliver, Nate Robinson a ouvert son "closet" à nos confrères de Sole Collector. En voici les vidéos (ici, ici et ici). Ca se passe de commentaires. Et si on peut trouver pleins de défauts à nos chers joueurs NBA, on ne pourra pas leur reprocher de ne pas prendre soin de leur outil de travail. Demandez-donc au tennismen ou footballers s'ils accordent autant d'importance à leurs petits souliers. Ca m'étonnerait.


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  • MJ a enfin décidé de prendre les choses en main. Les mauvais résultats de son équipe (Charlotte termine avant-dernier la saison régulière devant le Magic avec 21v-61d) l'ont effet convaincu de revoir en profondeur l'organisation de la franchise dont il est le propriétaire majoritaire depuis mars 2010. Exit dont Mike Dunlap. Pour le remplacer au poste de coach, MJ vient de recruter Steve Clifford (conférence de presse ici et ici). L'ancien assistant coach des Lakers, Magic, Knicks et Rockets aura la lourde tâche d'inverser le ratio victoires/défaites très déficitaires depuis trois ans. Pour l'aider, His Airness devrait également embarquer un assistant coach de renom. Il se dit que l'heureux élu pourrait être le grand Patrick Ewing. Une belle occasion pour l'ancien Knicks et ami de MJ de parfaire ainsi sa formation d'entraineur, car son objectif reste un poste de coach principal.

    Pour parfaire la transformation, Michael Jordan a également prévu un petit coup de peinture. L'image des Bobcats n'est plus très bonne. Il a donc décidé d'y mettre un terme et de rebaptiser la franchise. Finis les Charlotte Bobcats. Il faudra dorénavant parler de Charlotte Hornets. L'ancien numéro 23 des Bulls a suivi l'avis des fans et réadopte donc l'appellation de la franchise créé à la fin des années 90. Le changement de nom ne sera effectif qu'à orée de la saison 2014-15 mais il en dit déjà long sur les ambitions du sextuple champion NBA.

    Voici pour les changements de fond. Tout cela n'aura en effet de sens qu'avec un effectif à même de relever les challenges que lui imposera son patron. Et pour ça, MJ va devoir recruter du lourd lors de la prochaine draft qui se déroulera cette année au Madison Square Garden de New York. Les futurs Hornets disposeront du quatrième choix. MJ et son staff aimerait y sélectionner Victor Oladipo pour un poste de SG. A moins que Cleveland, Orlando ou Washington ne le choisissent au préalable, peut être même pour un échange avec Minnesota qui se dit très intéressé par le Hoosier. Cela serait alors un vrai coup dur pour la franchise de Caroline du Nord qui verrait bien l'ancien d'Indiana University revêtir l'uniforme des Bobcats. En réalité rien n'est joué. Faites vos pronostics. Et réponse le 27 juin prochain.


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  • Quoi qu'en dise son nom, la Air Jordan 1 Retro '93 est plus une hybride qu'une véritable Air Jordan 1. On est en effet loin de la chaussure révolutionnaire qui avait été interdite par la ligue au milieu des années 80. Cela ne devrait cependant pas lui empêcher d'être hardiment accueillie par un public en quête de nouveautés. Noir, blanc, gris, rouge et vert : beaucoup de couleurs pour une paire qui fera preuve néanmoins de beaucoup de sobriété. Seule véritable nouveauté de ce modèle : les surpiqures sur le swoosh. Quant au célèbre numéro 23 en partie basse de la tige, il n'est pas sans rappeler celui de la Air Jordan VIII dont plusieurs rééditions ont été disséminées ça et là ces derniers mois. La Air Jordan Retro '93 sera l'une des dernières paires commercialisées par la marque au Jumpman avant la coupure estivale. Autant de bonnes raisons pour en faire, pourquoi pas, votre paire de l'été !


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  • Regard de tueur

    Il pouvait vous fusiller. Oui, ça il pouvait ! Il fusillait les mecs qui lui posaient des questions tordues : il fusillait les arbitres qui ne sifflaient pas les fautes évidentes ; il fusillait les coéquipiers pris en flagrant délit de médiocrité ; il fusillait les adversaires qui osaient la contradiction.

    Jordan avait l'oeil malin. Dans les deux sens du terme. Il disait d'un regard qu'on ne pouvait pas la lui faire, qu'il était toujours plus futé, question basket, que le mec d'en face. Il disait aussi qu'il était roublard, limite escroc, que rien ne pouvait contredire son désir impérieux de gagner. Le regard de Jordan était celui d'un fauve qui crève la dalle et jamais ne se rassasie. Personne n'avait le même regard que lui.


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  • On avait tous été désolé d'apprendre la rupture de contrat entre Upper Deck et la NBA. Le fabricant de cartes de collection n'a pas pour autant baisser les bras, loin sans faut, d'autant qu'il a conservé son contrat avec le meilleur joueur de tout les temps. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un oeil au prochain set consacré à Michael Jordan.

    Baptisé "Michael Jordan Collection", le set a comme thème ses années universitaires chez les Tar Heels. Pour pas mal de spécialistes, cette collection est parmi les plus intéressantes jamais édités depuis l'invention de la carte de collection il y a un siècle. La série devrait être commercialisée cet été. Le contenu est juste incroyable. Lisez donc : tirage à 250 exemplaires, pas moins de 4 autographes par coffret, un set de ptch complet formant le logo de North Carolina, une réplique de baque de Champion NCAAA... Du très très lourd donc. Les pré-ventes ont démarré et sont fixés à 5000 $. S'il y a des amateurs...


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  • Air Jordan II History

    Depuis toujours, Brand Jordan créé des chaussures qui s'inscrivent dans le temps par leur design et une manufacture mythiques. Ces sneakers séduisent inéluctablement par leurs lignes indémodables. La Air Jordan II fait parti de celle-là, indiscutablement. Au premier regard on est impressionné par la beauté du soulier et l'audace du designer. Au second regard, par la perfection du détail. La Air Jordan II n'est pas juste une chaussure conçue pour la performance. Elle est bien plus que ça.

    Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce second opus de la saga Jordan est le fruit de l'imagination de Bruce Kilgore, par ailleurs père de la célèbre Air Force I. Conçue en 1986 pour le jeune MJ, il s'agit de la première basket à avoir été pensée pour réconcilier le sport et l'univers de la mode. Pour s'en convaincre, Nike exige l'excellence : imitation de peau de lézard, cuire gauffré « made in Italy » et lignes élégantes. Si elle n'a en réalité d'Italie que le nom – on lui attribuera le patronyme d'« Italian Stallion »- la plupart des spécialistes restent septiques sur l'origine véritables de son assemblage et de ses matériaux.

    Cette petite supercherie ne vient heureusement pas entacher sa réputation. La AJ II marque en effet une vraie révolution dans l'évolution des lignes voulues par la marque au swoosh ainsi que dans l'amélioration significative du confort apporté aux produits. Le logo Wings est conservé (le sacro-saint Jumpman ne sera inventé que bien plus tard). Fini le noir, seul le coloris blanc est commercialisé (le noir fera pour la première fois son apparition en 2004 sur le coloris Black/Chrome). La semelle, plutôt inconfortable sur la AJ I, devient beaucoup plus épaisse. La légende dira même que c'était ainsi la seule façon de protéger le pied du jeune Jordan qu'une blessure avait tenu éloigné des terrains durant 64 longues rencontres.

    Commercialisée à l'origine aux alentours des 100$, le second modèle de la saga Jordan connait le succès que seule sa devancière, la Air Jordan I, n'avait pas anticipé. Depuis, ses rééditions ont connu des volumes de vente bien souvent décevants. Rééditée en 1994 sous ses versions White/Red et White/Black, les fans de la marque patienteront 10 longues années avant de pouvoir à nouveau remettre la main sur la paire. En 2004, JB relance sur le marché pas moins de 5 versions de la paire. Quatre ans plus tard, en 2008, la marque privilégie les modèles low. Début 2010, la filiale de Nike lance des colorways plus atypiques. L'évolution est surprenante mais finalement pas totalement incompréhensible. Fallait-il sacrifier le blanc au profit de coloris jugés incongrus ? Certainement pas, mais la stratégie chez Jordan Brand est ainsi faite. Et puis dans ces cas là on aurait tendance à reprendre la maxime d'un célèbre maroquinier parisien : "Parce que nous vivons tous différemment, LV repense continuellement ses moquassins alliant confort, élégance et sensation d’une perpétuelle énergie." Qui, dans le secteur du sport, pourrait en dire autant ? Pas grand monde, si ce n'est Jordan Brand.


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  • Si vous êtes un adepte du basket de rue, vous savez sans doute que le Quai 54 devait organiser sa onzième édition et fêter ses 10 ans sur l'esplanade du Trocadéro en juin prochain. "Devait", car il se dit dans les travées du microcosme sportif parisien que l'édition 2013 du plus grand tournoi de basket de rue au monde pourrait ne pas voir le jour cette année.

    Et alors ? Et bien, sauf à ce que la marque au Jumpman ait décidé de se désengager officiellement de ce tournoi qui a fait une partie de sa renommée ces sept dernières années – le regain de popularité de la marque inspirée du plus grand joueur de l'histoire est en partie dû au large champ médiatique que le tournoi d'Hamadoun Sidibe entraine dans son sillage -, on ne comprend pas bien ce qui pourrait faire que tout ça tombe à l’eau. C'était sans compter sur ces habituels problèmes de budget ou de vision stratégique entre les organisateurs du tournoi et Jordan Brand son partenaire historique. Et la maison mère, Nike, y aurait même mis son grain de sel. Allez comprendre. Toujours est-il que des bruits de chiotte circulent de façon de plus en plus insistante pour annoncer l'annulation pure et dure de l'édition 2013 d'un des évènements street les plus populaires de la décennie. Finis les Amara Sy, 6 Kay, Mokobe, Thomas N'Gijol, Guy Dupuis, Golden Child, Justin Darlington, Manu Key, Usher, Ludacris, Fat Joe, Fabolous, Wiza Khalifa, la Fusion, Hood Mix, Next Level, Humphrey Gentry et j'en passe, sans oublier ce public extraordinaire qui a fait la réputation du tournoi. La merde !

    Certes, il y a encore un mince espoir de voir le staff poser ses valises pour la seconde fois au Trocadéro. Tout est callé : dates, emplacement… reste à trouver le partenaire officiel de cet extraordinaire rassemblement mêlant sport et divertissement avec, cerise sur le gâteau, cette brochette de stars (Fat Joe, Chris Paul, Wiz Khalida, Ray Allen, Ludacris, Roff, Fabolous, Youssoupha…) qui donne tout son sens à une compétition qui n'est plus véritablement en mal de reconnaissance. Sauf que dans ce cas, le tournoi ne serait plus placé sous l'égide de JB mais sous celle d'une autre marque. Reebok, Puma, Asics ? Non ! Foot Locker, Li-Ning ? C'est déjà plus probable. Mais pas forcément très reluisant pour un public attaché à cet incontournable Jumpman dont on rappelle qu'il ne sponsorise aucun autre tournoi de rue au monde à l'exception du Quai 54.

    Des maillots floqués aux couleurs des magasins Foot Locker ou une paire Li-Ning Quai 54 ça aurait quand même moins de gueule que les Air Jordan V frappées du logo de l'évènement. Oui et re-oui. Sauf que c'est sans doute le seul moyen de boucler le budget final à l'heure où l'on vous parle. C'est aussi la seule façon de proposer un spectacle de qualité, dans un cadre exceptionnel tout en respectant les mesures de sécurité draconiennes qu'imposent ce type de rassemblement.

    Alors, Foot Locker ou Li-Ning ? Notre cœur balance. Mais Li-Ning ca ne serait finalement pas si mal. Ôtez donc de votre esprit ce sempiternel cliché qui veut que les chinois ne bossent que pour des clopinettes. Parce que de toute façon, quand ils investissent c'est à l’échelle de l'empire du milieu : c'est du lourd et ça se compte en millions d'euros. Pour deux jours de compétition au Tocadéro et une exposition médiatique sans précédent en France, la plus célèbre marque de chaussures de sport chinoise pourrait aligner un billet de plusieurs centaines de milliers d'euros. Rien que ça. Li-Ning est challengeur. Jordan Brand est le grand gagnant de la montée en puissance de cette évènement sportif sans précédent, mais aussi le sortant. La filiale de Nike n'attend plus rien d'un tel tournoi. Ses ventes sont à leur sommet et réinvestir sur un marché sans doute en perte de vitesse n'est pas forcément une bonne opération. Plutôt qu'un week-end mi-figue mi-raisin, parions donc pour un tournoi aux couleurs d'un équipementier asiatique. Ca serait une première, déstabilisante, mais sans doute gage de réussite. Car qu'on se le dise : Hammadoun Sidibe et ses associés resteront aux manettes, et c'est bien ce qui compte. Et puis, après tout, Li-Ning serait une option pour accueillir dans la capitale française une superstar originaire de Chicago. Michael Jordan ? Non ! Mais Dwyane Wade, pourquoi pas !


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  • Anatomie d’un extra-terrestre

    Nos confrères de Basket USA ne sont amusés à disséquer les qualités physiques et anatomiques qui ont fait de Michael Jordan un sportif à part, un "parfait concentré de talent" pour reprendre leur expression. C'est plutôt intéressant et pour une fois l'analyse de porte pas uniquement sur son aptitude à prendre l'ascendant psychologique sur ses adversaires. Après tout, chez le sportif, il n'y a pas que le mental qui compte. Y'a aussi et avant tout les facultés physiques. Voici donc ce que cela donne :

    ********************

    LE CARACTERE

    Michael était une bête de compétition. Avant le match, tout se passait dans la tronche. Sur le parquet, s'il cogite, c'est l'espace de 2-3 secondes. Sa prise de décision est instantanée et il n'obéit qu'à un seul précepte, celui de son père : « Invite les autres à te suivre. S’ils ne te suivent pas, vas-y seul. »

    LES YEUX

    Tim Grover, son préparateur physique, explique : « En général, les gens voient des objets. Michael, lui, voit des couleurs. Avec l'âge, il n'a perdu qu'un centième de temps de réaction. »

    LE CŒUR

    Tout mouvement a un coût énergétique de 1 à 3. Plus le joueur maîtrise son geste, plus il est bas. Chez Mike, il est de 1 avec des battements de 40 puls/mn au repos. Le commun des mortels oscille entre 60 et 100. Michael est en bradycardie. Plein pot pour un dunk ou sur une phase de défense, son cœur bat à 190 pulsations.

    LES BRAS

    Si Michael n'était pas un malade de la muscu, ses après-midis étaient quand même consacrés aux haltères. En dehors de la saison, il avait sa propre salle de musculation chez lui… parce qu'il ne voulait pas que les autres joueurs le voient bosser ! Bras, jambes et torse ont un faible pourcentage de masse grasse : 9, comme le marathonien, alors que la moyenne pour un basketteur se situe à 12-13.

    LES MAINS

    Son premier instrument de travail. En principe, plus les années passent, moins la coordination entre les mains et les yeux se fait rapidement. Chez Mike, rien de tout cela. La mimine reste alerte, le poignet ferme. Aucune blessure n'est venue frapper la main de Dieu. C'est le principe de la proprioception fine. Mike était capable d'anticiper pour ne pas se blesser. Un boulot qu'il a appris jeune avec de longues séances d'étirements.

    LA DETENTE

    Deux chiffres à retenir : 1m04 et 1m22. Il s'agit de chiffres non officiels (on ne mesurait pas encore la détente lors des camps pré-draft), mais on a estimé à 1m04 la détente sans élan de Michael Jordan, et à 1m22 la détente avec élan. On ne l'a pas surnommé « Air » par hasard…

    LES JAMBES

    Tim Grover : « Explosion et vitesse étaient deux qualités essentielles dans le basket. Michael a perdu un peu des deux au fil des années. » C'est clair, à son retour sur les terrains en 1995, son premier pas n'était plus celui de ses jeunes années mais il a compensé en taffant dans d'autres secteurs de jeu, le rebond notamment.

    LES PIEDS

    48 de pointure. Michael a un panard normal. La seule différence avec les autres joueurs, c'est qu'il changeait de chaussures à chaque match. Deux paires de chaussettes Nike le protégeaient d'éventuelles ampoules.


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  • SHOES-UP cover

    Belle couverture que celle imaginée par Chris Panda pour l'excellent magazine Shoes-Up. L'artiste a opté pour une création faite d'allégories en associant une Pin-up, le jersey de Sa Majesté et une paire de Air Jordan Spizike "Bred". Pas sur que le directeur de la publication du magazine spécialisé dans la chaussure retienne l'idée pour son prochain hors-série, mais le résultat est plutôt sympa en particulier le côté "pornosport". Enjoy !


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  • C'est samedi dernier, dans une église épiscopale et devant pas loin de 600 personnes que Michael Jordan a épousé la ravissante Yvette Prieto. La cérémonie, placée sous haute protection, c'est ensuite poursuivie dans un club de golf de Palm Beach. Les trois enfants qu'il a eus avec sa précédente femme, Juanita Vanoy, étaient bien entendu présents, ainsi que bon nombre de ses amis, coéquipiers et stars de l'Entertainment. Cette belle journée lui aura sans aucun doute permis d'oublier sa précédente rupture. Celle-ci lui avait en effet coûté la coquette somme de de 168 millions de dollars.


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  • Kobe, Dauphin de Sa Majesté? Oui, re-oui et sur bien des plans. Pour ses qualités physiques hors norme, pour son mental, pour sa soif de victoires et parce qu'il laissera tout simplement son nom de l'histoire. N'en déplaise à certains, Kobe ne sera jamais Jordan. Mais il est et restera encore pendant quelques décennies le digne héritier de celui qui a changé le basket à tout jamais. D'autant que le 31 mars dernier, le numéro 24 des Lakers de Los Angeles s'est rapproché un peu plus du célèbre numéro 23 en devenant le troisième meilleur scoreur de l'histoire de la ligue. Avec 31 434 points au compteur, il est en effet parvenu à déloger Wilt Chamberlain et ses 31 419 points. Devant lui se dresse un podium de rêve : Kareem Abdul-Jabbar (38 387 pts), Karl Malone (36 928 pts) et Michael Jordan (32 292 pts). Oui, vous avez bien lu. MJ ne devance le californien que de 858 petits points. Et on vient à penser que l'élève pourrait dépasser le maître !

    Oui, mais c'était sans compter cette vilaine blessure au tendon d'achille qui l'a frappé le 12 avril dernier. Et on apprend alors que la superstar pourrait ne revenir, dans le meilleur des cas, que dans 6 à 9 mois. C'est long, surtout quand on a 34 ans et 17 rudes saisons NBA à son actif. Si on se remémore le cas Do Wilkins - le Hawk était revenu à son meilleur niveau après une rupture totale du tendon d'Achille - on se dit que Kobe pourra sans aucun doute rechausser les baskets. Mais en aura-t-il alors envie ? Ce fichu record et cette place sur le podium des meilleurs marqueurs de l'histoire pourraient lui apporter ce relent de motivation qui lui manquera cruellement dans 10 mois. Kobe a souvent été comparé à Jordan. Ses cinq titres NBA pourraient paradoxalement donner à sa carrière un arrière-goût d'inachevé qu'il ne mérite pourtant pas (MJ en a décroché six). Ce nouveau défi  d'une place sur le podium serait alors un bel hommage pour le Laker, et une bonne façon d'avoir la certitude de le revoir fouler les terrains. Car Kobe est une immense star, une superstar. On ne lui en voudrait donc pas de déloger un certain MJ. Kobe le mérite amplement et sans ce mauvais coup du sort il y serait de toute façon parvenu. Bon rétablissement Kobe !


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  • Quai 54 2012 - The official Mixtape

    Depuis 10 ans, le Quai 54 est l'alliance parfaite du streetball et du Hip-Hop. Ces deux ingrédients sont devenus essentiels à la réussite d'un évènement qu'Hamadoun Sidibe et son staff ont élevé au tout premier rang des incourtournables de la culture urbaine en France. Chaque année, de nombreux DJ se relayent pour donner le ton et galvaniser les foules. Ces DJ, parmi les meilleurs de leur catégorie, sont devenus les piliers d'une atmosphère unique en Europe. A tel point que depuis deux ans maintenant, le tournoi possède sa propre mixtape. L'année dernière, c'est DJ Quick qui l'avait mixé. Cette année, il a laissé les platines à l'un des plus beaux sextuor qu'il nous ait été permis d'écouter : DJ PEE, DJ JACKS, DJ NASTYNAS, DJ JUST DIZLE, DJ LORD ISSA, DJ ISO. Le résultat, ce sont 72 titres inspirés de quelques unes de plus belles références du moment.

    Cette année, Wiz Khalifa avait fait le déplacement sur l'asphalte parisien pour interpréter quelques uns de ses meilleurs titres. Les DJ officiant sur cette mixtape se devaient de lui rendre hommage. Hommage pour l'artiste US et cadeau pour tous ses fans puisqu'un très beau remix de son titre "Work Hard Play hard" est proposé sur la face 1. Si vous voulez ressentir à nouveau l'ambiance indescriptible de ce tournoi unique au monde, vous pouvez télécharger gratuitement sa "BO" ici. Quant à ceux qui n'ont jamais participé à cette fête à l'atmosphère indéfinissable, cela pourrait vous donner quelques envies. On s'y donne rendez-vous dans deux mois ?


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  • A sa sortie en 1993, beaucoup lui reprochèrent sont poids et le côté massif de son shape renforcé par un strap dont l'intérêt n'a jamais été prouvé. Ses détracteurs parlèrent même à l'époque de "sabot". Pas très reluisant pour une pompe censée confirmer la suprématie des Air Jordan sur un marché de la sneaker devenu ultra concurrentiel au début des années 90. C'est néanmoins avec cette paire aux pieds que Sa Majesté Jordan remporta son troisième titre consécutif de Champion NBA. Avec une moyenne hallucinante de 41 points par match, il fit taire les sceptiques qui le pensaient incapable de venir à bout du talent des Suns de Charles Barkley.

    Voici pourquoi la Air Jordan VIII est sans doute l'une des rares paires sur lesquelles on vous conseille de mettre la main au printemps. Vous cherchez encore une bonne raison d'investir 150 euros dans cette release ? Et bien sachez que c'est le seul des 23 premiers de modèles de la gamme à ne pas avoir été réédité ces cinq dernières années. Ca ne vous suffit toujours pas ? Alors fiez-vous au temps, il a sans doute fait son oeuvre. Car oui, elle n'est pas si mal cette Air Jordan 8 !


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  • Le quarantième numéro du célèbre magazine français REVERSE vient de sortir dans les kiosques avec en couverture un certain MJ. L'ancien numéro 23 des Bulls de Chicago avait déjà fait une apparition sur la couverture du cinquième numéro du célèbre magazine français. La rédaction a pourtant décidé de remettre ça, avec le talent qu'on lui connait. "Michael Jordan fête ses 50 ans et REVERSE sort une nouvelle formule pour son 40ème numéro. Hasard du calendrier ou signe du destin ? De toute façon avec MJ, les étoiles s'alignent toujours parfaitement...".

    C'est ainsi que démarre l'édito de ce nouvel exemplaire qui nous propose un dossier de 16 pages sur les changements de fond qu'il a occasionné, dans le jeu comme en dehors. L'article est signé Jean-Sébastien Blondel et Julien Bissig. Les illustrations sont l'oeuvre de l'excellente Ptitecao. Bref, que du bon pour tout fan de MJ qui se respecte.


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  • Le traditionnel Michael Jordan Celebrity Invitational se déroulait du 4 au 7 avril dernier à Las Vegas. La crème des peoples adepte des greens était encore de la fête pour cette douzième édition qui consistait, ne l'oublions pas, à réunir des fonds pour des oeuvres de charité (Make-A-Wish, James R. Jordan Foundation, Opportunity Village and Cats Care, the NBA's Charlotte Bobcats' charity arm). Pendant quatre jours, Penny Hardaway, Marcus Allen, Roger Clemens, Julius Erving, Wayne Gretzky, Ken Griffey Jr., Toni Kukoc, Mario Lemieux, Chris Paul, Michael Phelps et bien d'autres se sont affrontés sur le magnifique parcours du Shadow Creek golf. Pour l'anecdote, sachez que c'est le duo Ozzie Smith/Vince Coleman qui est reparti avec le trophée de cette douzième édition. Michael Jordan, pour sa part, n'a pas réussi à réédité sa performance de l'année dernière (il avait remporté la compétition en compagnie de Toni Kukoc). Cela  ne l'a sans doute pas empêché de passer un excellent week-end, d'autant que son équipementier officiel avait encore fait les choses en grand. Son sac, sa voiturette et l'ensemble de ses tenus vestimentaires étaient en effet floqués du logo Jumpman. On ne se refait pas !


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